10 pistes pour atténuer les effets du confinement chez l'enfant Les enfants peuvent souffrir de stress, voire de détresse en raison du confinement et du bouleversement de leurs activités sociales habituelles. Les impacts sont réels, et avec la deuxième vague COVID-19 en cours au Québec, et les régions à risque qui se retrouvent de nouveau en confinement, il existe plusieurs raisons de s’inquiéter des effets négatifs sur la santé mentale des enfants. On sait tous que la quarantaine est une mesure préventive nécessaire lors d’épidémies liées à certaines maladies majeures, mais qu’en est-il des répercussions sur la santé mentale ?

 

Le psychiatre Pr Nicholas Frank au centre hospitalier Le Vinatier à Lyon, auteur d’une étude consacrée aux effets du confinement sur la santé mentale de la population, alerte sur les conséquences du stress causé par le confinement et affirme que « le confinement altère notre santé mentale ». Dr Ovide, Neurologue et pédiatre alerte sur « une tragédie silencieuse » qui se développe dans nos maisons et dans le quotidien des enfants: « Nos enfants sont dans des états émotionnels dévastateurs ». Les conséquences du manque de lien sociaux sont inquiétantes chez les enfants : une hausse d’irritabilité, d’anxiété, de peur, d’agressivité, d’opposition, d’hypersensibilité, sans parler de la hausse des défis d’attention et des troubles du comportement. Depuis les 15 dernières années, les statistiques sont de plus en plus évocatrices sur l’augmentation de la maladie mentale chez nos enfants. En ce moment, on atteint des proportions alarmantes : 

  • Un enfant sur 5 souffre de problèmes de santé mentale
  • Les cas de TDA/H ont augmenté de 43 %

Effets négatifs du confinement sur l’apprentissage et la santé mentale

Bien qu’il soit possible de réaliser les tâches éducatives à partir de la maison, plusieurs experts soulignent que l’enseignement virtuel n’est pas suffisant. La complexité de cette mesure représente un défi pour la majorité des enfants. Pas toujours facile pour eux de garder la motivation !  Il est d’ailleurs prouvé que lorsque les enfants ne vont pas à l’école et restent à la maison (par exemple les fins de semaine, lors des vacances), ils sont physiquement moins actifs, passent beaucoup plus d’heures devant un « écran », n’ont pas d’heure de coucher et lever fixes (donc les heures de sommeil sont inégales et décalées), et leur diète alimentaire est perturbée (repas décalés, alimentation moins saine).  En plus de ce qui précède, le confinement peut avoir un fort impact psychologique sur les enfants et les adolescents. Des facteurs de stress tels que la quarantaine prolongée, la peur de l’infection, la frustration et l’ennui, des informations inadéquates, le manque de contacts en personne avec les camarades de classe, les amis et les enseignants, le manque d’espace personnel à la maison et les problèmes financiers familiaux peuvent avoir des effets encore plus troublants et durables sur les enfants et les adolescents.

 

10 pistes pour atténuer les effets du confinement

Nous voulons tous que nos enfants soient heureux, responsables et sains. Si nous désirons que nos enfants se sentent apaisés et arrivent à traverser cette période sans trop de dégâts psychologiques, il est essentiel de revenir à la base : nourrir leur sécurité intérieure et prendre soin de leur santé mentale. Oui, mais COMMENT ?!

 

  • Offrir une routine équilibrée selon leurs besoins (et non leurs caprices !);
  • Établissez cette routine en discutant avec vos enfants des habitudes à installer pour les aider à prendre soin de leur santé afin qu’ils se sentent bien dans leur corps, leur cœur et leur tête;
  • Donnez des responsabilités pour stimuler l’autonomie et l’estime de soi, tout en évitant de surcharger les enfants de tâches éducatives et familiales. Convenez ensemble du « meilleur moment »;
  • Motivez-les à mener un mode de vie sain, avec une alimentation nutritive et avec des périodes d’exercices que vous établirez ensemble dans la routine;
  • Permettez-leur de conserver des liens sociaux via les médias sociaux;
  • Favorisez un sommeil récupérateur par une histoire, une respiration, une méditation, des mouvements, etc. Le sommeil est capital pour entretenir une bonne santé mentale, il permet de récupérer, d’intégrer les apprentissages de la journée et aide à l’immunité;
  • Prévoyez des repas sans technologies : téléphones cellulaires, télévision afin d’améliorer l’attention et l’enrichissement des liens familiaux;
  • Ajoutez des moments d’expression avec un bâton de parole. Chacun s’exprime à tour de rôle et personne n’intervient. Seulement l’écoute est offerte. Par exemple : aujourd’hui, j’ai eu de la difficulté avec…, aujourd’hui, je suis fier de … ou je suis reconnaissant de…, ce que j’aime de toi, c’est… et finir avec, ce que j’aime de moi;
  • Créez avec eux le bocal de l’ennui. Inscrivez sur des papiers des idées, des projets, pour contrer les moments d’ennui où votre enfant retombe vite devant les écrans;
  • Connectez émotionnellement. Initiez la conversation sur les émotions, les moyens pour évacuer la peur et la colère, souriez, offrez-leur le réconfort d’un câlin bienveillant qui sécrète des hormones de bien-être, jouez avec eux, dansez, prenez des marches;
  • Intéressez-vous à ce qu’ils vivent, à leurs besoins, et réserver un moment pour en parler au quotidien.

Gardez en tête aussi que nous entrons dans la période moins lumineuse de l’année et que la fatigue automnale touche aussi les enfants et adolescents et que vos enfants auront sans doute besoin de plus d’attention et de compter sur une présence bienveillante qui nourrit le cœur et rassure.  Surtout, ne vous découragez pas, vous devriez rapidement observer des améliorations en mettant en œuvre nos judicieux conseils. 😉

Rockio Pépito: les fondamentaux

Transformer et régulariser l’insécurité chez les 0-12 ans avec l'intégration ludique des réflexes archaïques.

 

Pourquoi tant d’opposition, de stress, d’angoisse, d’agitation et d’hypersensibilité chez les 0-12 ans? Et si c’était des réflexes non-intégrés?

Les professionnels de la santé dénombrent de plus en plus d’enfants agités, stressés, opposants, angoissés, intenses, impulsifs, déconnectés, évitants, qui figent, s’isolent, sont hypersensibles ou désorganisés… Bien souvent, ces comportements peuvent indiquer un manque d’intégration des réflexes de sécurité.

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