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Jouer diminue l’anxiété de l’enfant et augmente l’autonomie

par | Juil 7, 2022 | Jeux

Et si l’anxiété exprimée par l’enfant à la maison, à l’école ou à la garderie, était en fait porte-parole de ses besoins de jeu, de liberté et de socialisation?

 

Un cadre trop directif et rigide crée de l’anxiété chez l’enfant

Selon Anxiété Canada, plus de 20 % des enfants et des adolescents seront touchés par l’anxiété au cours de leur vie. Ces chiffres ne sont pas surprenants si on considère que, dès son entrée à la garderie ou à l’école, l’enfant doit s’adapter à un horaire chargé puis un encadrement souvent directif et rigide qui nuit à sa socialisation et au développement de son autonomie affective. Bien souvent, ce contexte ne lui permet pas d’être à l’écoute de ses besoins, ses désirs et son rythme, ce qui pourrait lui faire vivre de l’anxiété.

 

Les 7 habiletés renforcés par le jeu qui développe l’identité

Pour définir ses intérêts, ses goûts, ses limites, ses habiletés et construire son identité, l’enfant a besoin de pouvoir : 

  • Explorer, développer la motivation et curiosité;
  • Essayer, se tromper et se réajuster;
  • User de créativité et matérialiser ses idées;
  • Socialiser, être en contact avec l’autre, sentir l’inconfort et s’ajuster;
  • Se questionner, réfléchir, prévoir, anticiper et développer sa pensée;
  • Résoudre des problèmes et trouver ses propres réponses et stratégies.

Jouer diminue l’anxiété de l’enfant et augmente l’autonomie

Ce processus ludique de découverte de lui-même l’aide non seulement à forger son identité et aussi d’apprendre à savoir comment nourrir lui-même ses besoins.

L’enfant est à la fois sensible et présent à son monde intérieur en même temps qu’il éprouve une grande curiosité à vouloir comprendre le monde qui l’entoure à partir de ses élans et de ses intérêts personnels.

 

Les 6 étapes d’évolution du jeu chez l’enfant

Depuis 1800, le jeu est au coeur de nombreuses recherches, car plusieurs chercheurs y ont vu un canal fort intéressant d’apprentissage et d’évolution. Mildred Parten (1932; 1933), pour sa part, s’est intéressé aux étapes du jeu chez les jeunes enfants.

Il a établi 6 catégories de participation sociale chez les enfants d’âge préscolaire. Ces catégories sont d’ailleurs toujours d’actualité dans nos garderies ou nos maisons :

  1. Comportement passif – l’enfant ne fait aucune activité.
  2. Jeu solitaire – l’enfant joue seul (il n’y a aucun autre enfant dans un rayon d’un mètre/trois pieds).
  3. Comportement observateur – l’enfant observe les autres jouer, mais ne va pas jouer avec eux.
  4. Jeu parallèle – les enfants jouent les uns près des autres, mais ne se parlent pas.
  5. Jeu associatif – les enfants se parlent en jouant, mais ils essaient peu d’organiser le jeu.
  6. Jeu coopératif ou plus organisé – chaque enfant assume un rôle actif pour planifier et structurer le jeu en collaborant avec l’autre.

D’après leurs conclusions, en vieillissant, l’enfant a tendance à socialiser davantage en privilégiant le jeu coopératif, tandis que plus l’enfant est jeune, plus il opte pour un comportement passif et observateur ou des jeux solitaires.

 

Ce que l’anxiété peut faire vivre à l’enfant  

Comme adulte, il est important de faire preuve d’empathie envers l’enfant pour lui permettre de gérer ses inconforts et diminuer son anxiété. Prendre le temps de s’arrêter et se demander comment il peut se sentir lorsque ces besoins fondamentaux de divertissement, de socialisation ou de liberté sont bafoués par les limites qu’on lui impose. L’enfant qui s’adapte continuellement à une structure, à un cadre peut se sentir:

  • Oppressé;
  • Anxieux;
  • Contrarié;
  • Frustré;
  • Réactif.

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Comment jouer rend l’enfant autonome 

L’enfant aussi a besoin de pouvoir répondre à ses besoins afin d’apprendre à se sécuriser, se découvrir et s’apaiser. Le laisser jouer est un excellent moyen pour qu’il canalise ses émotions et prenne ses propres initiatives pour apprendre de nouvelles choses. Jouer librement lui permet de vivre pleinement son moment présent et de le déguster.

En lui retirant ce pouvoir d’autonomie, nous lui envoyons le message qu’il n’est pas suffisamment important pour qu’on le considère et soit à son écoute. Ainsi, il n’apprend pas non plus à être à l’écoute des besoins des autres, puisqu’il est habitué que les siens soient bafoués.

 

Le jeu renforce l’attitude positive 

Jouer diminue l’anxiété de l’enfant et augmente l’autonomieSes expériences de jeux libres lui permettent de se pratiquer à faire des demandes, à prendre sa place et à faire preuve de respect envers ses limites et celles des autres grâce à la présence bienveillante des adultes qui l’entourent.

Lorsque l’enfant n’a pas suffisamment d’espace et de temps pour socialiser et s’affirmer, cela risque de développer chez lui de l’anxiété et des comportements indésirables tels des crises, de l’entêtement ou des débordements émotifs plutôt que de l’affirmation saine. C’est en pratiquant ses habiletés sociales qu’il aura ainsi la chance d’être un humain plus conscient, sociable et respectueux.

 

Plus de plaisir et moins de dépression

Ultimement en grandissant, l’anxiété non traitée peut mener à la dépression et bien évidemment ce n’est pas ce que l’on souhaite pour nos enfants, mais plutôt une multitude d’expériences enrichissantes.

En développant de bonnes bases de socialisation et d’affirmation, dès l’enfance, on assure à l’enfant la meilleure des chances de devenir un humain confiant, curieux et ouvert, qui ne se sent pas menacé par l’autre, mais qui a plutôt envie de le découvrir, sans sacrifier pour autant ses besoins, ses limites et son identité profonde!

 

Offrir le meilleur à nos enfants

Et si, finalement, offrir plus de temps de jeux libres à nos enfants, c’était en fait leur offrir un terrain de jeu comme laboratoire pour devenir des humains épanouis, apaisés, ouverts sur le monde et plus ancrés au moment présent?

N’est-ce pas valorisant, comme adulte, de savoir que nous sommes le parent/l’intervenant bienveillant, sensible et respectueux que nous aurions aimé rencontrer quand nous étions enfant?

 

Cindy Boiteau et Grégoire GarneauSuite à ta lecture, merci de nous partager tes réflexions ou prises de consciences en écrivant un commentaire dans l’encadré plus bas.👇

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2 Commentaires

  1. Edith

    Merci pour cet article. Cela nous éduque sur les besoins et le développement des enfants. Nous essayons tous de bien faire pour eux. La science et les savoirs d’aujourd’hui nous remettent sur la bonne voie.

    Réponse
    • Cindy Boiteau

      Oui Édith effectivement, il est si important de connaitre les besoins de l’enfant dans son développement pour avoir des attentes réalistes par rapport aux habiletés qu’il peut développer par rapport à son âge et aussi pour lui offrir des environnement stimulants et sécurisant qui permettent d’y répondre.

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