capsule-psy-1-reflexes-de-survie-et-d-adaptation Cette semaine, l’équipe de Neuro Gym Tonik est fébrile, puisque nous accueillons une nouvelle autrice dans nos rangs!

Il s’agit de Laëtitia Gourdon, qui est psychothérapeute et travailleuse sociale. Elle intervient auprès des enfants, des adolescents, des adultes et des familles depuis plus de 10 ans. Elle se spécialise dans les traumatismes et les difficultés relationnelles.

Laëticia se joint à nous dans ce grand mouvement de solidarité par désir d’aider les enfants, particulièrement en cette période difficile voire traumatisante.

Cette semaine, nous vous présentons sa première capsule de «psy». Elle aborde le sujet des réflexes de survie et d’adaptation, à quoi ils servent et comment les gérer en situation de crise.

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En cette période de confinement et d’appréhension, je veux mettre à contribution mes humbles connaissances et mon expertise en tant que psychothérapeute afin de soutenir ceux qui vivent difficilement ces jours et ces semaines d’incertitude.

Une des fonctions de notre cerveau est de détecter le danger afin de nous mobiliser pour s’en protéger.
En ce moment, la menace, nous la connaissons. Elle alimente les nouvelles qui fait état quotidiennement du nombre de cas et… de morts.
La COVID-19 représente pour notre cerveau le plus primitif une véritable menace et bon nombre d’entre nous sommes quotidiennement aux prises avec des symptômes d’anxiété, d’angoisse, voire de panique.

Face à une menace réelle ou imaginaire (le cerveau n’en fait pas la différence), 3 réactions viscérales se mettent en place :
– l’attaque ;
– la fuite ;
– le figement.

capsule-psy-1-reflexes-de-survie-et-d-adaptation-2 Notre corps se met à sécréter les hormones d’adrénaline et de cortisol pour insuffler  l’énergie nécessaire pour se préparer à l’attaque ou la fuite. C’est automatique, c’est hors de notre contrôle, c’est «commandé» par notre cerveau pour nous préserver.
Cela explique les ruées soudaines vers les magasins. En ce qui concerne le papier toilette, certains l’expliquent par un mimétisme : on reproduit un comportement vu ailleurs de manière automatique, sans réfléchir.

Lorsque le cerveau le plus primitif est activé, il est impossible de réfléchir, de peser le pour ou le contre, de nuancer : il faut AGIR et vite! Notre vie en dépend.

Attardons-nous un peu sur la troisième réponse à la menace : le figement. C’est la réponse que le corps développe lorsqu’il ne peut ni fuir, ni attaquer, car ces deux réponses seraient encore plus «menaçantes». C’est principalement la réponse qui s’opère chez les victimes d’agressions (verbales, physiques, sexuelles). Le corps ne répond plus, il se met en état de sidération, il fait «le mort». Cela répond à la question «Mais pourquoi tu ne l’as pas frappé? Pourquoi tu n’as pas fui?» Il/elle a figé!

C’est automatique, c’est «commandé» par le cerveau.

En ce moment, bons nombres de personnes aux prises avec des symptômes cités plus haut peuvent se sentir figées face à la situation actuelle, qu’elles ne peuvent ni fuir, ni combattre.
Pourtant, le corps a quand même libéré les hormones de cortisol et d’adrénaline.

Pour un soulagement partiel de des symptômes d’anxiété et d’angoisse, il est fortement recommandé de libérer ce surplus d’hormones par une activité physique un peu plus intense qu’une «petite marche» (qui a ses bienfaits, il va sans dire).

En effet, l’excès de ces hormones de stress a besoin d’une activité un peu plus «cardio» pour sortir du figement et rétablir un sentiment de sécurité.
En fait, toute activité qui remet le corps en mouvement permet de sortir de l’état de figement.

capsule-psy-1-reflexes-de-survie-et-d-adaptation-3Je vous recommande donc de trouver quelle forme elle prendra pour vous : marche plus rapide? Course à pied? Yoga? Étirements? Exercices cardio sur YouTube? Allez-y selon votre forme et votre condition physique, bien évidemment, et en prenant soin d’écouter les limites de votre corps, cela va sans dire.

En cette période, certains boivent plus d’alcool, d’autres fument plus, d’autres mangent davantage ou se tournent vers la médication. C’est une manière de tenter d’atténuer le stress et l’anxiété, mais elle ne fonctionnera pas à long terme, ou du moins, c’est votre santé qui en paiera les frais.

Cette période de confinement peut être une occasion de reprendre votre santé psychologique et physique en main!

À bientôt.

 

NGTi Rockio Pépito: La sécurité intérieure

Transformer et régulariser l’insécurité chez les 0-12 ans.

 

Pourquoi tant d’opposition, de stress, d’angoisse, d’agitation et d’hypersensibilité chez les 0-12 ans? Et si c’était des réflexes non-intégrés?

Les professionnels de la santé dénombrent de plus en plus d’enfants agités, stressés, opposants, angoissés, intenses, impulsifs, déconnectés, évitants, qui figent, s’isolent, sont hypersensibles ou désorganisés… Bien souvent, ces comportements peuvent indiquer un manque d’intégration des réflexes de sécurité.

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