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Des clés pour comprendre mon enfant lunatique et retrouver mon calme

Est-ce qu’il vous arrive de vivre une situation similaire avec votre enfant ?Parent : « Vite, vite, dépêche-toi Charlotte, tu vas manquer ton autobus ».
Charlotte (dans la lune) : « Je suis belle dans ma robe, maman ? Je cherche mes barrettes … »

Parent, en courant vers la salle de bain aller chercher les barrettes et en respirant pour ne pas « pogner les nerfs », lui dit sur un ton à pic : « Oui, oui, tu es belle ma chérie. »

En revenant avec les barrettes, Charlotte pleure.
Parent : « Ne pleure pas pour ça ma chérie, tu sais que tu es belle, voici tes barrettes. »
Parent : Il embraye en troisième vitesse et use de créativité pour qu’elle mette au plus vite ses bottes et son manteau, qu’elle prenne son sac et sorte de la maison. Il court en la tirant par la main, l’embrasse sur le front et l’embarque à temps dans l’autobus. Ouf, elle est partie à l’heure…

Ça vous rappelle quelque chose ?

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Vous connaissez des enfants qui ont des pertes ou des défis d’attention, de concentration? Des enfants qui partent dans « la lune » aussitôt que ça ne se passe pas comme ils le voudraient ? Tous les parents ont connu ce genre de situation. Comment intervenir autrement ?

Et si cette habitude « d’être lunatique » se déclenchait de manière presque qu’automatique, involontaire et inconsciente ?

Ce que les neurosciences en disent…

Dr Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences, auteure du livre : Par amour du stress, nous explique qu’une personne se retrouve en état de stress lorsqu’elle sent que sa sécurité intérieure est menacée.

Quatre critères peuvent activer cet état de survie :

  • une situation nouvelle
  • un contrôle faible
  • l’imprévisibilité
  • sentir son égo menacé

Un seul de ces 4 critères rencontré peut activer l’état de stress en trois réactions possibles :

Fuir, se battre ou figer.

Ces stratégies instinctives de survie se traduisent dans notre quotidien et nos relations. Prenons l’exemple de Charlotte. Au début, elle était probablement en fuite face à la situation, elle aurait mieux aimé rester à la maison plutôt qu’aller à l’école… Ensuite, sentant que sa fuite est empêchée, elle fige et pleure… Tout pour ne pas affronter la situation. N’est-ce pas là une simple réaction de stress ?

Beaucoup d’enfants passent leur journée dans cet état de stress et n’ont pas accès à leurs ressources pour bien apprendre. Ils se retrouvent souvent avec des étiquettes de TDA/H. Imaginez toute l’énergie qu’ils déploient à vouloir se concentrer pendant que leur organisme se sent en danger et que leur attention est mobilisée à leur survie instinctive ? Il est difficile de comprendre les consignes et de s’activer dans ces moments-là, n’est-ce pas ?

Afin de sortir de l’emprise du stress, Dre Sonia Lupien révèle trois moyens simples :

Rire, respirer et bouger.

Alors, pourquoi ne pas installer du plaisir dans ces situations dans lesquelles nous n’avons de toute façon pas le contrôle. Chez Neuro Gym Tonik, nous prenons le taureau par les cornes ! Depuis 5 ans, nous offrons des formations où l’ambiance centrale est le plaisir ! De quoi faire s’envoler le stress et retrouver un mode adaptatif aux situations qui nous arrivent.

Ayez du plaisir avec votre enfant, vous allez ainsi mettre toutes les chances de votre côté pour qu’il vous entende et réponde plus aisément aux consignes.

Par Cindy Boiteau et Grégoire Garneau

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