TDA/H, faux diagnostics et réflexesVous demandez à votre enfant de se concentrer, de vous écouter, et il ne cesse de bouger? Il s’éparpille dans ses pensées lorsqu’on lui demande d’être calme? Sa motivation s’épuise et il s’arrête en plein milieu de ses devoirs ou d’une tâche?

Peut-être vous a-t-on déjà glissé à l’oreille que vous auriez intérêt à faire évaluer votre enfant pour un TDA/H…

Voici quelques pistes pour mieux comprendre le déficit d’attention et l’hyperactivité.

Les chiffres…

Le diagnostic de TDA/H se base sur des critères scientifiques rigoureux et ne peut être posé que par un neuropsychologue, ou un autre spécialiste en évaluation.

Celui-ci prendra en considération les comportements observés par les parents. Il effectuera également des tests de cognition avec l’enfant, afin de déceler d’autres problèmes potentiels.

On observe, dans la population mondiale, une prévalence du TDA/H qui peut varier entre 5% et 7%. Chez les enfants d’âge scolaire, ce nombre représente environ un enfant par classe !

… et les faux diagnostics

Selon la chercheure et professeure en sciences humaines et sociales à l’UQAC, Marie-Christine Brault, près de la moitié des enfants recevant un diagnostic de TDA/H ne devraient pas le recevoir. Elle ajoute: « Ça ne veut pas dire que ces jeunes-là n’ont pas de problème, il y a quelque chose qui cloche, mais ce n’est peut-être pas le TDAH. ».

Ainsi, ce n’est pas parce qu’un enfant est très actif, voire turbulent, qu’il est nécessairement atteint d’un TDA/H !

Pour obtenir un réel diagnostic de TDA/H, il faut une évaluation d’un professionnel en troubles d’apprentissages (par exemple, un neuropsychologue). Celui-ci fondera le diagnostic sur des tests, et sur certains comportements précis, lesquels sont tirés du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5).

Voici quelques exemples de comportements liés au déficit d’attention, tirés du DSM-5:

  • a du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux;
  • semble souvent ne pas écouter quand on lui parle;
  • se laisse facilement distraire par les stimuli externes.

Et quelques exemples liés à l’hyperactivité:

  • remue les mains ou les pieds, ou se tortille sur son siège;
  • parle trop;
  • interrompt souvent les autres, ou impose sa présence.

La médication, pour tous?

La médication est généralement recommandée par les médecins pour calmer les symptômes du TDA/H. Plusieurs molécules sont désormais disponibles (on est loin du seul et unique Ritalin d’il y a quelques années!).

Cependant, on note qu’environ 30 % des personnes ayant le diagnostic du TDA/H ne répondent pas bien aux traitements médicamenteux. Parfois, la médication ne fait pas effet; dans d’autres cas, les effets secondaires surpassent les effets bénéfiques.

Comment stimuler l’attention par le mouvement?

Depuis quelques années, des approches alternatives de type neurosensorielles proposent des traitements non médicamenteux. En stimulant la zone motrice du cerveau, on observe des effets positifs significatifs sur l’attention. De plus, on remarque un apaisement général du système nerveux suite à ces stimulations.

Le rôle des réflexes archaïques 

Précédemment, nous avons parlé des réflexes archaïques, et des conséquences de leur rémanence chez l’enfant et l’adulte. Lire l’article…

En résumé, il suffit de dire que les réflexes archaïques jouent un rôle important dans le développement physique et mental de l’enfant. Ils permettent de poser les bases du système neuronal, sur lesquelles les autres apprentissages s’appuieront. Leur intégration mène l’enfant à passer du mouvement involontaire (réflexe/réaction) au mouvement volontaire (action/contrôle moteur).

À tout âge, pour diverses raisons, un réflexe archaïque peut demeurer actif ou rémanent. Souvent, cela sera associé à certains troubles (manque de coordination, impulsivité, anxiété, etc.).

Chez l’enfant et l’adulte souffrants de TDA/H, on observe régulièrement la rémanence de certains réflexes.

Et on fait quoi avec ça?

Dans plusieurs cas, il est possible d’apaiser certains symptômes du TDA/H grâce à des approches alternatives, combinées ou non à la médication.

La méthode que nous préconisons est le Rhythmic Movement Training (RMTi). Cette approche favorise la stimulation des parties du cerveau qui ont été peu ou pas activées pendant la petite enfance. Ce faisant, le RMT aide les réflexes archaïques à compléter leur cycle de maturation. L’approche de mouvement rythmique s’est montrée très efficace dans beaucoup de cas dits «  TDA/H ».

Comment ça marche?

En effectuant des mouvements doux, rythmés, basés sur les mouvements effectués par les bambins, il est possible d’atténuer significativement les défis d’attention et d’apprentissage. L’intégration des réflexes grâce au RMT propose de lever les blocages liés à l’apprentissage en intervenant sur les causes physiologiques et ainsi, développer les connexions cérébrales nécessaire qui stimulent le système sensoriel à se réorganiser afin de résoudre les difficultés.

Ces exercices, simples et efficaces, sont d’une grande aide pour apaiser le système nerveux, afin qu’il soit plus disposé à apprendre, à se concentrer, à maintenir sa motivation pour terminer sa leçon ou sa situation d’apprentissage.

 

 

Tester un exercice gratuit de Mouvements Rythmiques

 

Allez-y: ce soir, incorporez un mouvement à la routine « prédevoirs ». Vous pourrez observer le système nerveux de votre enfant se détendre. Ainsi, il sera dans les meilleures dispositions pour assimiler l’information de sa leçon. Testez également les bienfaits de cet exercice sur vous-même. Votre enfant vous en sera reconnaissant!

Pour plus d’information sur le TDA/H:

Site de l’Association québécoise des neuropsychologues
Un article de Radio-Canada
Pour plus d’information sur les réflexes archaîques
X