mon-fils-n-est-pas-tda-h-il-a-des-reflexes-actifs ​Lorsque Amanda Cassidy a écrit un texte sur sa découverte des réflexes archaïques, elle était en processus d’évaluation pour un TDA/H chez son garçon. Son article a été lu par plus de 1,5 million de personnes et partagé plus de quatre-vingt-dix mille fois.

 

Des milliers de courriels de parents

La réponse à mon article m’a, à la fois, surprise et submergée. Tout comme moi, la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler des réflexes primitifs rémanents.

Des revues éducatives en Nouvelle-Zélande m’ont demandé la permission de republier pour que des milliers d’enseignants du primaire puissent mieux les identifier chez les enfants à qui ils enseignent. J’ai été reçue en entrevue dans les radios de New York et du Canada, et j’ai répondu à des milliers de courriels de parents inquiets provenant du monde entier.

Je ne suis pas une experte dans ce domaine, mais je suis néanmoins une maman préoccupée qui a été surprise d’apprendre à quelle fréquence ces traits de comportement sont pris pour un TDA/H. Bien sûr, un diagnostic de TDA/H est respecté lorsqu’il est posé par des professionnels de la santé, mais de savoir qu’il existe une autre façon qui pourrait expliquer certains patrons de comportements a été une révélation (particulièrement lorsque ça peut être traité de façon facile et efficace par des exercices simples.)

 

Impulsif

La raison qui m’a conduite sur ce sentier est que mon fils gigotait en permanence à l’école, était impulsif et avait de la difficulté à se concentrer. Oui, ce sont des caractéristiques d’un garçon de 5 ans typique. Il est mon deuxième enfant et comme je n’avais jamais vécu ce genre de problème avec ma fille aînée, comme tout parent, j’ai paniqué et j’ai convaincu mon mari que nous devrions faire tester notre fils pour le TDA/H, question de pouvoir gérer correctement la situation.

Donc nous sommes allés chez une thérapeute qui a soumis mon joyeux petit garçon à une série de tests physiques (sauter tout autour de la pièce, dessiner, bouger les yeux, ramper, etc.). Il était dans son élément. Puis, nous nous sommes préparés à entendre sa conclusion.

 

Mon fils n’est pas TDA/H, il a des réflexes actifs!

Elle nous a expliqué que non seulement mon fils n’avait pas de TDA/H, mais qu’il avait des réflexes primitifs toujours actifs, et qu’il pouvait s’agir de la raison pour laquelle il avait des problèmes à l’école et à la maison.

Elle a continué à nous expliquer que jusqu’à 7 élèves par groupe-classe avaient des réflexes actifs, sous une forme ou une autre. Ma réaction immédiate a été d’en parler à toutes les personnes que je connaissais. Pourquoi personne ne m’en avait parlé avant?

 

La partie scientifique

Donc qu’est-ce que tout ceci veut dire? D’abord, les réflexes sont des mouvements musculaires qui se produisent inconsciemment suite à certains stimuli. Ils tirent leur origine de la partie la plus primitive du cerveau, nous les connaissons sous le nom de «réflexes primitifs».

La raison pour laquelle nous les avons est parce que nous sommes biologiquement prédisposés pour la sécurité. En d’autres mots, ces réflexes font partie du système de protection qui nous garde en sécurité pendant la petite enfance et nous préparent aux futurs changements développementaux, comme s’asseoir et ramper.

 

L’immaturité, le manque de concentration

La plupart de ces réflexes primitifs devaient disparaitre dans la première année de vie et être remplacés par des réflexes conscients (réflexes posturaux). Le problème est que parfois, si les réflexes primitifs demeurent actifs plus longtemps qu’ils ne le devraient, leur présence dans le cerveau peut mener à des caractéristiques comportementales qui sont souvent liées à l’immaturité, comme le manque de coordination, la faible concentration, la «bougeotte», l’hypersensibilité, etc.

Au fur et à mesure que l’enfant grandit, ces réflexes primitifs (nécessaires à un certain moment) deviennent superflus et peuvent même entraver le développement.

Par exemple, le réflexe d’agrippement permet aux mains de l’enfant de s’accrocher à des choses; quand les doigts sont matures, il disparait pour permettre à la motricité fine de se développer. Les enfants qui ont ce réflexe actif ne peuvent développer la prise en pince et peuvent avoir des difficultés à tenir un crayon ou à se nourrir par eux-mêmes.

Bien sûr, il y a différents niveaux de sévérité d’activité des réflexes. Mon fils avait seulement deux réflexes actifs, à un faible niveau.

 

Comment le TDA/H peut ressembler aux réflexes primitifs actifs chez les enfants-2 Le réflexe de Moro

Le Moro se développe dans l’utérus et est perceptible à la naissance: bébé sursaute dans son sommeil, avec les bras qui s’agitent comme s’il allait tomber vers l’arrière. C’est une partie primitive de notre réponse de survie, totalement involontaire et activée par le tronc cérébral.

Si ce réflexe est actif, l’enfant aura des réactions de sursaut exagérées; il sera constamment «en alerte» et prêt à réagir rapidement à tout «danger» (incluant les batailles dans la cour d’école!).

 

Le réflexe spinal de Galant

L’autre réflexe qui est souvent intimement lié avec (et pris pour) le TDA/H est appelé le réflexe spinal de Galant. Vous pouvez le voir à l’oeuvre quand vous caressez doucement le dos d’un bébé. Le bébé va répondre en courbant le dos; c’est un mouvement que les chercheurs croient fait pour encourager le bébé à ramper. Si ce réflexe est rémanent après la première année, cela peut causer de l’énurésie, des problèmes de mémoire à court terme, un manque de concentration ou l’incapacité à être assis sans bouger dans les années suivantes.

 

Étiqueté «avec troubles de comportement»

Ce qui m’a frappée c’est que souvent, un enfant est étiqueté comme ayant des troubles de comportement ou étant dérangeant à l’école alors qu’en fait, c’est souvent involontaire. Ce n’est pas tant que ces enfants ont un problème d’attention, c’est que leur attention est constamment soumise à des distractions physiques qui sont pourtant inconscientes chez la majorité des gens.

 

RTSC : rester assis est intolérable

Notre thérapeute nous a expliqué que notre fils pouvait (involontairement) donner des coups de pieds sous son pupitre lorsqu’il est assis en classe. C’est causé par un réflexe rémanent appelé le réflexe tonique symétrique du cou (RTSC) qui le rend incroyablement inconfortable lorsqu’il est assis. La vérité est que le pauvre garçon ne réalise même pas ce qu’il fait et la position dans laquelle on s’attend à ce qu’il reste pendant 4 heures est intolérable pour lui.

Plus on me l’expliquait, plus je réalisais comment cela avait un impact dans toutes les sphères de la vie de mon fils.

Et tout ceci n’est pas nouveau. En fait, plusieurs études démontrent que les enfants diagnostiqués TDA/H sont plus susceptibles que leurs pairs d’avoir des réflexes primitifs toujours actifs.

 

Pourquoi les réflexes restent actifs?

Certaines recherches lient ceci avec une naissance traumatisante, des otites à répétition pendant la petite enfance, ainsi que le «saut» d’étapes importantes du développement: marcher sans avoir rampé, pas assez de temps passé sur le ventre.

Avant de vous taper sur la tête à propos de cela, sachez que souvent, il n’y a pas de raison spécifique; votre enfant est fait comme ça, simplement. Heureusement, il n’y a rien de «mal» avec eux et l’intelligence n’est pas affectée; ils ont juste besoin de remplacer les réflexes infantiles persistants par des réflexes posturaux. La solution est de revoir les patrons de mouvements.

 

Comment le TDA/H peut ressembler aux réflexes primitifs actifs chez les enfants-3 Revoir les patrons de mouvements

Le cerveau est extrêmement plastique. En faisant faire, au corps, des mouvements du niveau de développement qui a été omis, le cerveau redéveloppe des connexions qui auraient dû se former durant la petite enfance.

 

Moro: l’étoile de mer

Asseoir l’enfant sur une chaise, en position fœtale, poings fermés, bras et jambes croisés. Faire étendre les membres en étoile, ouvrir les poings et pencher la tête vers l’arrière; tenir 7 secondes. Retour en position fœtale: changer le sens de croisée des membres. Faire 6 fois de suite, à 2 reprises dans la journée.

 

Galant: les anges dans la neige

Couché sur le dos, bouger les bras et les jambes pour faire des «anges dans la neige»: les mains se touchent au-dessus de la tête et les pieds se joignent. Faire 5 fois de suite, 2 fois par jour.

 

Renforcer les connexions neuronales

Les bénéfices de renforcer les connexions neuronales de votre enfant sont importants. L’idée est que la répétition aide le cerveau à reformer ces connexions. Près de deux ans plus tard, nous avons remarqué une immense différence dans son comportement: il est plus calme et moins impulsif. Bien sûr, on ne peut peindre par-dessus certaines personnalités colorées; le monde serait bien gris si on le pouvait. Mais il est utile de s’armer d’informations que j’aurais bien aimé avoir quand j’ai commencé ce périple avec mon fils.

Juste de savoir que quelques-unes de ces choses qui me frustraient ne sont pas sa faute (il ne pouvait pas rester assis à table plus de quelques minutes sans se lever) m’a aidée à l’aider à découvrir le monde un peu plus en douceur.

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Et vous, comment avez-vous découvert les réflexes archaïques? Quel impact cela a-t-il eu sur votre façon de voir les comportements dérangeants? Inscrivez vos commentaires sous l’article!

 

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Référence :
Texte de Amanda Cassidy publié le 30 septembre 2019, traduit et adapté par Neuro Gym Tonik.
https://www.image.ie/life/how-retained-primitive-reflexes-can-be-mistaken-for-adhd-128364?fbclid=IwAR1QSESxty47Mk2FSm7zvKFd4yw1Xuon-QDeca20DO1HhfTp_FydMaBrCKY

 

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Transformer et régulariser l’insécurité chez les 0-12 ans avec l'intégration ludique des réflexes archaïques.

 

Pourquoi tant d’opposition, de stress, d’angoisse, d’agitation et d’hypersensibilité chez les 0-12 ans? Et si c’était des réflexes non-intégrés?

Les professionnels de la santé dénombrent de plus en plus d’enfants agités, stressés, opposants, angoissés, intenses, impulsifs, déconnectés, évitants, qui figent, s’isolent, sont hypersensibles ou désorganisés… Bien souvent, ces comportements peuvent indiquer un manque d’intégration des réflexes de sécurité.

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