Qu’on le veuille ou non, le corps a besoin de dépenser son énergie. Pour certains, la gestion de cette énergie est un défi de taille. La concentration diminue et déjà, on voit les effets sur les apprentissages de nos petits.

Il n’est pas rare qu’on s’installe pour les leçons et que soudainement, notre enfant a soif, a faim, veut aller à la toilette, change de sujet pour nous raconter sa journée, est dérangé facilement par ses frères et soeurs, cherche à toucher un objet qui traîne dans son champ visuel, se lève de sa chaise et/ou se tortille. Ce sont tous ici des indices d’un manque de concentration.

Malheureusement, c’est à ce moment qu’en tant que parents, on perd patience et que l’enfant ne coopère plus. Il faut être sensible à son manque d’activités physiques et s’adapter en intégrant de nouvelles façons d’apprendre, et ce, tout en bougeant.

Voici quelques suggestions à tester (et alterner) avec votre enfant :

  1. Faire les devoirs assis sur un ballon d’exercice ou bien sur un tabouret roulant;
  2. Manipuler un objet tel qu’une balle antistress, de la pâte à modeler, un élastique à cheveux, un bloc Lego;
  3. Sautiller à chaque lettre quand on demande d’épeler un mot de vocabulaire peut devenir amusant (et essoufflant !);
  4. Marcher au tour de la table de cuisine ou de l’îlot tout en récitant ses mathématiques;
  5. Monter et descendre les escaliers entre chaque page d’études ou de devoirs.

Il existe également des mouvements qui non seulement aide à gérer le stress relié à l’apprentissage, mais qui permettent aussi de favoriser l’activité cérébrale. Vous les trouverez ici.

Varier le lieu des leçons : mettre la chaise de côté

Votre enfant a été assis une bonne partie de la journée ? Avec un peu de chance, il a eu un cours d’éducation physique ! Vous serez d’accord avec nous, qu’il faut être créatif et patient quand vient l’heure des leçons et devoirs. La chaise de cuisine n’est pas appréciée de tous.

Il est suggéré de casser la routine et d’offrir à votre enfant de choisir le lieu et la position qui lui convient. Que ce soit couché à plat ventre ou encore à genoux sur le plancher du salon ou bien assis en indien dans le lit de papa et maman l’important, c’est de lui permettre d’être impliqué et d’oser le changement. Son imagination pourrait vous surprendre et rendre le tout très amusant.

« Plusieurs chercheurs en sont venus à la conclusion : Les enfants atteints du TDAH arrivent à mieux se concentrer lorsqu’ils bougent.»

Mark Rapport, head of the Children’s Learning Clinic at the University of Central Florida

Il manque de motivation ?

Au moment où ils sont confrontés à des tâches exigeantes pour leur cerveau, les enfants ayant un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA / TDAH) ont besoin de taper du pied, se lever pour aller à la toilette ou simplement gigoter sur leur chaise. On pense à tort qu’il s’agit d’un manque de motivation. Bouger en période d’apprentissage est un réflexe cognitif. Cela lui permet de garder un niveau de vigilance élevée lors d’exercices de mémorisation ou de raisonnement.

 

Le saviez-vous ? Certaines écoles ont intégré des vélos stationnaires dans les classes pour répondre à ce besoin. Un beau pas en avant !

Pour surmonter des défis d’attention, n’oubliez pas de consulter la section formation en Brain Gym et mouvements rythmiques.

Favoriser les pauses

Si votre enfant demeure agité, il est recommandé de prendre de petites pauses pour l’aider à se calmer. Évitez d’être dans un environnement bruyant. Vous pouvez même changer de pièce ou sortir à l’extérieur quelques minutes. S’il retrouve son calme, félicitez-le même si la période d’études a été difficile.

 

 

 

Si on résume…

Bougez aussi souvent que possible dès que l’horaire le permet. Et si on se levait plus tôt pour prendre un dix minutes pour bouger en famille avant d’aller prendre le bus ?

Faites appel à l’imagination de votre enfant, impliquez-le ! Offrez-lui de choisir un nouvel endroit pour faire les devoirs, une nouvelle posture et proposez-lui également d’intégrer des objets qu’il pourra manipuler tout en apprenant. La bougeotte a maintenant sa place dans l’équation.

N’oubliez pas que la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent aussi rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

Et vous quels trucs utilisez-vous ? Partagez-les en commentaires !

 

Références :
http://today.ucf.edu/kids-with-adhd-must-squirm-to-learn/
http://rire.ctreq.qc.ca/2015/05/hyperactivite-mouvement/
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